La 5ème desperate housewife

Ma vie de 5ème desperate Housewife

27 août 2007

Larguer les amarres et prendre le large !

10 heures du matin en gare de Châtelet. Assise depuis de longues minutes, j’attends le RER qui se fait désirer ! Je tue le temps comme je peux, on observant un SDF qui fait les poubelles ! Scène qui n’est pas rare, mais qui impressionne toujours. Au bout de quelques minutes, il en sort un journal et un sandwich kahinadéjà bien entamé et pourri. Sans se poser la moindre question sur la provenance et la durée de vie des aliments, il l’avale. Au même moment, un couple s’installe près de moi, fermement décidé à ne pas se lâcher d’une langue semelle…Tout de même, ils devraient éviter ces débordements d’affection de bon matin.

C’est un monde assez particulier les transports en commun, on se bouscule croise, on s’observe, on se parle ("pardon, ce train dessert-il la gare de Nanterre ?") et la plupart du temps on se rencontre sans se voir. Et c’est sans s’en rendre compte que vous et moi formons ce monde le temps d’un trajet.

C’est justement dans l’un de mes innombrables trajets que j’avais rencontré, il y a seulement 6 mois, un jeune con homme ! Une rencontre pour le moins inattendue, charmante et pleine d'illusions de promesses ! Moi qui étais persuadée que mes prochaines relations seraient purement d’ordre virtuelle (meetic et compagnie…), j’avais du mal à réaliser ! La rencontre était totalement enivrante  (ivre : 4 mojitos dans le sang) et ainsi après s’être bousculés, observés, parlés, regardés sans se voir, nous décidions d’échanger nos numéros, de nous revoir et même de nous fréquenter !
Les deux premiers jours mois furent comme dans un conte de fée, mais très vite notre relation s’est essoufflée. Après quelques sandwiches
restaurants, quelques compliments  ("putain ton boule est rare" "Tu es d’une beauté rare" ; "Mais pourquoi n'avons nous pas couché plus tôt on ne s’est pas rencontrés plus tôt"), le charme s'était rompu. Suivirent 250 lapins, 400 prises de tête, des tromperies en veux-tu en voilà, des bobards à répétitions et cette lassitude qui use sans remord un couple déjà fragilisé par ses difficultés de communication (compréhension). OK ok ok, il m'a trompée avec je ne sais combien de filles.

C’est alors que les restos ont laissé place aux coups de lapin, les compliments aux phrases assassines, la fierté d’être accrochée à son bras aux RDV clandestins, nos engueulades conversations à de véritables crises diplomatique. Ce sont des choses qui arrivent me direz-vous ? Sûrement, mais cela m’empêche pas d’y croire et d’être blessée…


Retour dans le RER. Décrochant mon regard du couple, qui, je l’espère ne s’étouffera pas durant ses longs et langoureux baisers en apnée, mon attention se porte sur l’arrivée d’un jeune homme, le même rencontré il a six mois auparavant et quelques stations plus loin. Tous les deux surpris, il me raconte une histoire abracadadrante sortie tout droit de son imagination débortante. Ecoutez plutôt :" Je sors d’une soirée bien arrosée
avec mon nouveau coup organisée par l’une des mes collègues, nous avons couché jusqu'a pas d'heure je n'ai pas vu l'heure, donc j'ai dormi chez elle à même le sol dans son lit..." Collègue, soit dit en passant fraîchement débarquée de Bretagne et qui ne connaît personne sur Paris, ce qui ne l'empêche pas d’organiser une immense fête ! Tétanisée par sa présence et par son récit, j’écoute sans broncher, gardant du mieux que je peux mon sang froid. Alors qu'il m'embrasse tendrement, je réponds à ses 'je t’aime' avec la même hypocrisie qu’il empreinte. Nous nous quittons en faisant mine de vouloir nous retrouver le plus rapidement possible. Mais il était évident que notre histoire prenait fin là même où elle avait commencé : la même ligne mais pour d’autres circonstances.

Tout de même, il faut que je pense à essayer le métro, pour voir si les passagesr sont plus verts de l'autre côté de la barrière. Comme quoi, il n’y a pas que des agressions et des émeutes dans les transports en commun. Des belles histoires bidons peuvent naître et prendre aussi fin, comme un train qui arrive au terminus...

Posté par Angelina Jolie à 15:25 - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    :)

    J'ai adoré ce récit, et c'est vrai que les transports en commun sont parfois un lieu de rencontre en plus d'être le train-train quotidien. De mon côté je n'ai jamais eu les couilles d'aller demander le numéro du fille qui me plaisait dans le train et pourtant j'en ai eu l'occasion à plusieurs reprises. Peut etre un jour ça sera toi !...
    En tout cas j'ai trouvé ce billet touchant

    Posté par John Couscous, 27 août 2007 à 21:22
  • J'ai bien reçu ton message mais je n'ai pas d'email pour y répondre, pourrai tu me l'envoyer par message stp ? (en passant par mon site)

    A bientôt

    Posté par Jordan, 28 août 2007 à 11:22
  • Ravi

    Bon, en tout cas j'ai été ravi de faire ta connaissance hier soir!
    sympa ton blog.
    Frederic

    Posté par Frederic, 11 septembre 2007 à 10:26
  • Bah...

    Tu fais plus de post ?

    Posté par Jordan, 19 septembre 2007 à 11:50
  • même question que celle formulée par Jordan

    Posté par Jef (20six), 22 septembre 2007 à 23:12

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